Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde des religions Le Monde des religions Les petites méditations Les petites méditations Les petites méditations Chronique Abdennour Bidar Philosophe « Les Petites Méditations » n° 4. Dans cette « Petite Méditation », Abdennour Bidar commente une phrase du philosophe Marcel Conche (1922-2022), qui invite à ne pas se laisser décourager par l’apparence au demeurant insignifiante de notre vie face à l’infini, mais d’y puiser au contraire l’énergie du dépassement. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 5 min. Article réservé aux abonnés [Chaque mois, le philosophe Abdennour Bidar propose aux lecteurs du « Monde » une méditation autour d’une grande phrase de sagesse tirée du patrimoine spirituel de l’humanité, quelle que soit son origine.] Dans son autobiographie, intitulée Epicure en Corrèze (Stock, 2014), le philosophe Marcel Conche nous dit ceci : « La clé de la sagesse est qu’il faut penser toute chose sur le fond de l’infini. » Disciple des Grecs, qui invitaient en particulier à la contemplation de la Phusis, c’est-à-dire de ce tout qu’est le grand Cosmos, il précisait ainsi sa pensée pour lui-même : « Si je suis dans la solitude profonde dans la nature, si je tourne mes regards vers la profondeur illimitée du ciel, vers l’infini du ciel, je songe que nul savant, ni Einstein ni ses successeurs, ne peut atteindre la totalité de la nature. » Quel bonheur que de trouver, chez un philosophe contemporain, ce sens de l’infini encore bien vivant ! Cette invitation à « penser toute chose sur le fond de l’infini », au sujet de laquelle je vous propose maintenant à mon tour de méditer un peu… Qu’est-ce donc ce que cela signifie ? « Le fond de l’infini » est l’arrière-plan de nos vies, leur « fond d’écran » dirait-on aujourd’hui, autrement dit la scène immense sur laquelle ces vies, les nôtres, se déploient. Il vous reste 84.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.