Le président de la FIFA Gianni Infantino, à Washington, DC, le 5 décembre 2025. BRIAN SNYDER/REUTERS

Au lendemain de l’annonce de son projet d’ouvrir la porte aux investisseurs privés avec la création d’une société attenante, la Fédération internationale de football (FIFA) est sous le feu des critiques politiques et sportives, mercredi 29 juillet, avec en première ligne de la fronde l’Union européenne (UE) et l’Union des associations européennes de football (UEFA). « Pas touche à notre sport », a intimé l’UE à la FIFA par la voix du commissaire européen Glenn Micallef qui estime sur X (ex-Twitter) que « la commercialisation effrénée du football était devenue nocive » et que ce projet « menaçait ce qui fait du football le sport le plus populaire du monde ». « Ces propositions soulèvent d’importantes questions au regard du droit de la concurrence », a ajouté le commissaire européen, précisant que « la Commission européenne examinerait ces propositions avec la plus grande attention ».

Ces critiques font suite à celles de l’UEFA, confédération regroupant les fédérations européennes, qui a vu, dès mardi, dans ce projet « une ligne que les institutions gouvernant le football ne devraient jamais franchir ». Les instances européennes du football vont également tenir une réunion d’urgence mercredi, a fait savoir la ministre des sports française, Marina Ferrari. « Il est indispensable que les acteurs européens parlent d’une seule voix, écrit-elle sur X, face à un projet qui pourrait profondément transformer l’équilibre de notre sport ».