Un projet qui n'en finit plus de faire réagir. Dans la nuit de vendredi à samedi, Gianni Infantino, le patron de la Fifa, a annoncé le retrait de son projet visant à créer une société, la Fifa Forward Entreprise (FFE), ouverte aux investisseurs privés et chargée de gérer les activités commerciales et événementielles de l'instance, y compris la Coupe du monde

Pour l'UEFA, l'abandon de ce projet constitue une "victoire pour l'ensemble du football", mais précise qu'il ne doit pas "marquer la fin de l'histoire" : "La tâche consistant à rétablir la confiance dans la Fifa ne fait que commencer", a indiqué l'instance dans un communiqué ce samedi 1er août.

Elle s'en prend également directement à Gianni Infantino, en affirmant qu'il avait, avant son élection en 2016, prôné la transparence et assuré que l'argent de la Fifa était celui des associations membres. "Il n'a pas tenu ces deux promesses", accuse l'UEFA. Le projet miteux, opaque et fomenté en coulisse qu'il a tenté d'imposer par la force était tout sauf transparent". Jeudi, l'UEFA avait menacé à "l'unanimité" de ne pas participer aux prochaines compétitions de la Fifa, y compris le Mondial, si le projet était mené à terme.

UEFA welcomes FIFA’s withdrawal of plans to sell a stake in the World Cup— UEFA (@UEFA) August 1, 2026 Un appel à une "mise à plat complète" de la gouvernance d'InfantinoMalgré le rétropédalage de Gianni Infantino, d'autres fédérations n'ont pas hésité à tirer à boulets rouges sur le patron de la Fifa. Gianni Infantino "a agi de manière unilatérale, sans transparence et, en définitive, de façon irresponsable", a déclaré le président de la fédération allemande, Bernd Neuendorf, tandis que la fédération anglaise a jugé qu'il était "temps de procéder à un examen approfondi et rigoureux de la direction et de la gouvernance de la Fifa pour garantir que le football mondial soit géré de façon transparente".