Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Criminalité organisée Criminalité organisée Criminalité organisée Dans cette province industrielle de Toscane, premier pôle textile d’Europe, les pratiques frauduleuses de certaines entreprises chinoises nourrissent une économie parallèle, fondée sur l’évasion fiscale, le travail clandestin et l’exploitation d’ouvriers migrants. Article réservé aux abonnés En ces premiers jours de juillet, le soleil tape fort à Seano. Dans la zone industrielle de cette bourgade située dans la province de Prato, au cœur de la Toscane, en Italie, des dizaines de hangars sans âme se succèdent. Depuis plusieurs semaines, l’un d’entre eux cristallise tensions et colère. C’est là que Acca SRL, une entreprise chinoise de logistique dans la mode, était implantée, avant de décider de baisser pavillon, menaçant une centaine d’emplois. Depuis mars 2025, Acca SRL, qui n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien, fait l’objet d’une enquête du parquet européen pour une fraude fiscale présumée de 71 millions d’euros, tout en étant au cœur d’un procès au tribunal de Prato pour exploitation et caporalato, un système de recrutement de main-d’œuvre bon marché, typique des mafias. A l’entrée du parking, des palettes en bois ont été empilées, hérissées de drapeaux orange du syndicat Union pour la démocratie et la dignité (Sudd) Cobas. Sous une tente et assis sur deux lits de camp et des chaises en plastique, une vingtaine d’ouvriers tuent le temps en regardant leurs téléphones. Il vous reste 87.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A Prato, en Italie, la colère monte contre les dérives de la fast-fashion asiatique, gangrenée par la mafia chinoise
Dans cette province industrielle de Toscane, premier pôle textile d’Europe, les pratiques frauduleuses de certaines entreprises chinoises nourrissent une économie parallèle, fondée sur l’évasion fiscale, le travail clandestin et l’exploitation d’ouvriers migrants.






