Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Des moyens importants sont mobilisés pour constituer des bandes « pare-feu » de plusieurs dizaines de mètres de large à travers les pins. Malgré la solidarité à l’œuvre, des questions surgissent sur la gestion des étendues boisées avant le sinistre. Article réservé aux abonnés Aux barrages installés le long de la départementale 5 qui file à travers la Gironde vers Lacanau, les gendarmes étaient à cran, lundi 27 juillet, dans l’après-midi. Le signe qu’à nouveau, rien ne va plus au cœur de la forêt au sein de laquelle il reste tant de pins, tant de sous-bois prêts à s’embraser. Sur cette route interdite à la circulation, il y a néanmoins une circulation folle : pick-up, camions, tracteurs, amènent des hommes, des outils et des contenants de tous volumes pour porter de l’eau vers le front du feu, tout proche, qui sévit depuis cinq jours, dans un bourdonnement de grosses roues à crampons. Toute cette activité frénétique est massée le long d’un petit tronçon de la D5, au milieu de la forêt, ligne asphaltée qui relie les faubourgs de la métropole bordelaise à l’océan, juste après Sainte-Hélène. Le feu approche. On aperçoit des flammes qui dépassent la cime des arbres, par à-coups. Il a repris sa furie. L’incendie est même reparti de là où il était venu, car derrière l’épaisseur des frondaisons, à quelques kilomètres, se cache Saumos, le kilomètre zéro du brasier. C’est de là que les premières flammes sont parties, le 22 juillet, pour s’étendre à une région où, lundi soir, 42 000 hectares avaient brûlé, dans un mégafeu qui court en tous sens comme un cheval fou et têtu. Il vous reste 82.74% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Incendie en Gironde : quand le sacrifice des arbres permet d’empêcher le feu de « manger » la forêt
Des moyens importants sont mobilisés pour constituer des bandes « pare-feu » de plusieurs dizaines de mètres de large à travers les pins. Malgré la solidarité à l’œuvre, des questions surgissent sur la gestion des étendues boisées avant le sinistre.
















