Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Le sinistre qui a démarré mercredi à Saumos a nécessité l’évacuation préventive de 20 000 personnes, détruit six maisons et tout ravagé sur une dizaine de kilomètres jusqu’au nord de Lège-Cap-Ferret. Article réservé aux abonnés C’est un peu comme ça qu’on imagine la fin du monde. Une chaleur étouffante, mais sans soleil. Ou plutôt avec un soleil pâle, impuissant à percer le rideau de fumée gris, opaque, qui enveloppe tout. Au fond, derrière ce voile, même si la fumée le dérobe au regard, on devine le mur des flammes contre lesquelles combattent 800 pompiers venus de toute la France. Ce paysage, c’est celui de la Gironde, entre Saumos et Lège-Cap-Ferret, au nord du bassin d’Arcachon, où 4 800 hectares de pinèdes ont flambé depuis mercredi 22 juillet. Hier encore, ces lieux étaient livrés aux touristes et à l’insouciance des vacances. Ils sont désormais déserts, abandonnés aux soldats du feu qui vont et viennent sur des routes fermées à toute autre circulation, dans un ballet ininterrompu de camions. Au stade du Porge (Gironde), où les pompiers ont installé le poste de commandement pour lutter contre cet immense incendie qui ravage la Gironde depuis mercredi midi, se croisent ceux qui arrivent en renfort, et passent prendre des consignes ; et ceux qui reviennent du front, le visage noirci, épuisés après des dizaines d’heures passées à dérouler des tuyaux dans la fournaise. Il vous reste 86.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.