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ReportageLe feu qui a commencé mercredi au nord de Lège-Cap-Ferret se dirigeait vers Bordeaux dans la nuit de vendredi à samedi. Il a déjà entraîné l’évacuation de 110 000 personnes et brûlé près de 20 000 hectares.
Dépassés. Epuisés. Vendredi 24 juillet a été une journée de cauchemar sur les pourtours du bassin d’Arcachon (Gironde). Sur les multiples fronts du feu parti de Saumos, au nord-est de Lège-Cap-Ferret, mercredi midi, les pompiers peinaient à cacher leur désarroi dès la mi-journée. Exceptionnelles dans la bouche de ces soldats du feu, des remarques comme « franchement, là, on a été débordés », « on s’est repliés et on a remballé les tuyaux », ou encore « moi, ce feu, j’avoue qu’il me fait peur » étaient présentes de manière récurrente dans les conversations, avec des renforts venus de différents départements en soutien des équipes locales.
Ces hommes, ceux du service départemental d’incendie et de secours de la Gironde, étaient quelques-uns à s’inquiéter pour leur propre domicile, alors que, de tous côtés, les flammes dictaient leur loi dans le département. « Ma maison est entre Le Porge et Lacanau. Cela fait deux jours qu’on éteint ici et j’aimerais bien pouvoir défendre mon territoire, où le feu a redémarré », confiait l’un d’eux, croisé vendredi midi, dans la salle de sport de Lège-Cap-Ferret, où des dizaines de bénévoles se relayaient pour nourrir les pompiers.











