Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Alors que la lutte contre les flammes en est à son quatrième jour, les sapeurs livrent un combat titanesque dans des conditions éprouvantes et avec peu de temps de repos. Article réservé aux abonnés Samedi 25 juillet, 16 h 35. Le lieutenant Pascal Pelet fronce les sourcils. Après une reconnaissance de la partie nord du feu de Saumos (Gironde), dont il a la responsabilité pour la journée, le pompier estime qu’un largage aérien d’eau est nécessaire pour venir à bout des reprises de flammes. Sur place, le commandant Matthieu Jomain fait le même constat que son subordonné, mais n’obtient aucun moyen venu du ciel. Ni survol de l’hélicoptère du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) pour évaluer la situation, ni largage. Alors que la lutte contre les flammes en est à son quatrième jour, bénéficier d’un tel appui relève de la gageure. Les besoins sont plus pressants ailleurs sur ce sinistre qui présente encore, samedi, un front de vingt kilomètres et continue de progresser vers Bordeaux. Et s’il avance moins vite que la veille, il n’est toujours pas fixé. En soirée, 55 000 personnes supplémentaires ont été invitées à évacuer leur domicile, portant à près de 220 000 le nombre total de déplacés. Pour éviter d’aggraver ce bilan, les pompiers scrutent et « attaquent » chaque reprise de flammes qui montre un peu trop de vigueur. C’est une tâche titanesque. Lorsqu’on les croise au retour de longues heures de lutte, ils ont le regard hagard, leur peau est marquée par la chaleur, leur voix est voilée par l’inhalation des fumées toxiques. Dans les salles de repos, certains s’effondrent d’épuisement ; d’autres peinent à trouver le sommeil, encore happés par la bataille. Il vous reste 82.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Porge, en Gironde, avec les pompiers qui tentent de maîtriser le feu : « Il y a eu 2022, ce qu’on vit aujourd’hui est encore pire »
Alors que la lutte contre les flammes en est à son quatrième jour, les sapeurs livrent un combat titanesque dans des conditions éprouvantes et avec peu de temps de repos.














