Publié le 26 juillet 2026 à 21:49. / Modifié le 27 juillet 2026 à 04:18.
4 min. de lecture
Des milliers de pompiers, aidés par des militaires mais aussi des agriculteurs ou des riverains désespérés et restés malgré les évacuations, s’apprêtent à affronter pour la cinquième nuit dimanche un incendie hors norme et erratique, à une quinzaine de kilomètres de la métropole bordelaise. Impuissants face à un brasier extraordinaire, ils s’acharnent sur son périmètre pour tenter de le priver de combustible mais redoutent la prochaine remontée des températures, ou pire, un nouvel «orage de feu», surtout la nuit quand l’action des moyens aériens est limitée.A Saint-Jean-d’Illac, à 18 km du centre de Bordeaux, Georges Clivaz, tuyau d’arrosage en main, asperge la route attenante à sa propriété: «On fait ça pour ralentir l’avancée du feu, on veut sauver nos maisons, on n’a pas le choix», dit-il à l’AFP. Les flammes ne sont plus qu’à quelques kilomètres, soit deux ou trois heures selon les pompiers, de son village, évacué vendredi, comme 220 000 personnes en Gironde, une opération d’une rare ampleur.
Des arbres en feu à Saint-Jean-d'Illac. — © ROMAIN PERROCHEAU / AFP
Emmanuel Macron présidera lundi à 10h une «cellule interministérielle de crise» au ministère de l’Intérieur consacrée aux incendies en France, selon l’Elysée, avant d’autres réunions sur les secteurs économiques touchés. Au total, 115 000 hectares ont été parcourus par les incendies en France depuis le début de l’année, une situation «exceptionnelle», selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez interrogé sur France 2. «C’est 30 à 40 feux qui sont combattus simultanément» au quotidien, a-t-il ajouté, comptabilisant «plus de 13 000 départs de feu» en 2026.











