Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Seuls 7 des 12 Canadair français étaient disponibles, samedi 25 juin, pour lutter contre les violents incendies qui ravagent la France, en raison de difficultés dans les opérations de maintenance des avions. Cette situation était redoutée par les pilotes qui avaient tiré la sonnette d’alarme au début de l’été, regrette Eric Durand, secrétaire général adjoint du Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile. Article réservé aux abonnés Eric Durand est pilote de Canadair et secrétaire général adjoint du Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile. Le 19 juin, son syndicat avait adressé à la direction de la sécurité civile et de la gestion des crises un courrier dans lequel il s’inquiétait du manque de disponibilité des Canadair pendant l’été. A ce jour, la France en possède 12. Quel est l’état de la flotte de Canadair en ce samedi 25 juillet ? Eh bien vous voyez, je suis d’alerte, mais je ne vole pas, car je n’ai pas d’avion de disponible, c’est très frustrant. Hier [vendredi], seuls 5 étaient opérationnels, c’était 7 ce matin. Deux sont en Corse, et doivent y rester en raison du relief accidenté des massifs qui rend très compliqué une intervention au sol. Les cinq restants sont tous engagés sur les feux de Gironde et des Landes, avec l’appui d’un Canadair croate. Seuls des Dash [qui larguent du retardant] sont mobilisés dans le Var. Qu’est-ce qui explique ce manque d’avions ? Les Canadair sont très engagés depuis le début de l’été, donc il y a de la casse, des pannes. Depuis quinze jours, la disponibilité s’est cassé la figure et on tourne désormais à 7 avions au maximum. Le problème, c’est que notre prestataire de maintenance, Sabena Technics, ne dispose pas des pièces de rechange. Notre direction dit qu’elle fait tout son possible pour faire pression sur le prestataire, et sur De Havilland [le constructeur], pour obtenir la réparation de nos avions, mais force est de constater que ça ne suffit pas. Cette situation n’est plus possible, il faut trouver des solutions ! Cela va vraiment être très dur désormais d’améliorer le nombre de Canadair disponibles cet été. Il vous reste 59.24% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.