Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Bien que la direction de la sécurité civile se réjouisse de la disponibilité, au 24 juin, de 20 de leurs 23 avions, les pilotes regrettent que des Canadair aient manqué à l’appel au moment de la préparation de la saison des feux. Article réservé aux abonnés Il appelle ça « la vague », et c’est parmi les meilleurs souvenirs de ses vingt-cinq années à la sécurité civile comme pilote de Canadair. « Imaginez quatre ou cinq Canadair qui volent ensemble pour larguer massivement sur un feu au coucher du soleil et en finir avant la nuit… » Des images comme ça, Thierry Lang, alias Doc, en a à la pelle, des scènes où l’homme dompte le feu. Mais il garde aussi en mémoire « les demi-tours obligés parce que le matériel vieillit et que, tout à coup, un calculateur ne répond plus ». Un cauchemar pour ce vétéran de la guerre du Golfe (1990-1991), qui a été vingt ans pilote de chasse et quatre ans membre de la Patrouille de France avant de passer aux commandes d’un Canadair. Celui qui dit aimer « servir » par-dessus tout et « bien faire le boulot, quelle que soit la mission » conserve toujours un œil, depuis sa retraite à la fin de la saison 2024, sur ces avions amphibies, capables de larguer 6 000 litres d’eau en quelques secondes et de se remplir en douze secondes à 130 kilomètres-heure sur un plan d’eau ou en mer. Pour le directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises, Julien Marion, rencontré mercredi 24 juin, la saison 2026 s’ouvre sur de bonnes bases. « La disponibilité de la flotte est bonne, très bonne même », souligne-t-il, bien que trois avions manquent encore sur les 23 de la base de Nîmes-Garons. « Dix des douze Canadair sont disponibles dès aujourd’hui, précise-t-il, et le onzième arrivera à la mi-juillet. Sept des huit Dash, ces avions qui larguent du retardant ou de l’eau, sont eux aussi disponibles, ainsi que les trois Beechcraft, nos avions de repérage. Nous avons récupéré le dernier ce matin. » Il vous reste 75.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.