Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Incendies Incendies Incendies Selon les synthèses de la sécurité civile dont « Le Monde » a pris connaissance, depuis le 21 juillet, date du début de l’incendie de Pontevès (Var) et veille de celui de Gironde, pas plus de 8 des 12 Canadair n’ont été opérationnels sur la même journée. Article réservé aux abonnés L’intensité des incendies de ce mois de juillet a nécessité un engagement exceptionnel des moyens aériens, révèle l’analyse des synthèses quotidiennes « Feux de forêts et espaces naturels » de la sécurité civile, dont Le Monde a eu connaissance. Celle du 26 juillet fait un bilan comparatif à date, par rapport aux deux dernières années : les largages réalisés par les avions et hélicoptères bombardiers d’eau ont été trois fois plus nombreux qu’en 2025, et dix fois plus qu’en 2024. Est-ce cette intensité qui explique l’état de la flotte de la sécurité civile ? Samedi 25 juillet, Eric Durand, pilote de Canadair et secrétaire général adjoint du Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile, constatait, amer, auprès du Monde, que seuls 7 Canadair étaient en état de voler, et 5 la veille, et ce, alors que la situation était dantesque en Gironde, et que le feu menaçait de nouveaux villages dans le Var. Les synthèses qui font le bilan de la flotte matin et soir attestent que depuis le 21 juillet, date du début de l’incendie de Pontevès (Var), pas plus de 8 des 12 Canadair français ont été opérationnels sur la même journée. Et confirment les propos de l’ancien pilote : sur toute la période, c’était même 7 le plus souvent, et 5 le vendredi 24 juillet. La situation est à peine meilleure pour les Dash, qui larguent du retardant : des 8 avions de la flotte française, l’un n’a quasiment pas volé depuis le début de la saison. Le plus souvent, seuls 5 à 6 ont été opérationnels. Il vous reste 79.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.