La saison des déménagements se fait encore sentir à la SPCA de Montréal, alors que l’organisme peut recevoir plus du double du nombre d’abandons habituellement enregistrés chaque jour. La SPCA appelle ainsi les partis politiques à mettre fin aux clauses qui interdisent les animaux dans les logements.« Une journée normale à la SPCA de Montréal, on accueille environ une vingtaine d’animaux. Et en ce moment, juste avant la date fatidique du 1er juillet et les semaines qui suivent, on en est au moins au double, et parfois beaucoup plus que ça. On a des journées exceptionnelles avec parfois 60-70 animaux qu’on accueille chez nous », a expliqué Sylvie Bourbonnière, directrice générale de la SPCA.Elle a indiqué que cette situation crée une grande pression sur les équipes et les bénévoles de la SPCA, tout comme sur les finances de l’organisme.« On y était préparé, mais chaque année, c’est la même chose. C’est parfois épuisant même pour les équipes émotionnellement, ce sont de grosses périodes avec beaucoup, beaucoup d’animaux qui nous arrivent en même temps. Donc on garde le cap, mais c’est une période difficile, a dit Mme Bourbonnière. On ne pourrait pas tenir ce rythme-là à l’année longue. »Mme Bourbonnière déplore également que de nombreux propriétaires interdisent les animaux, ce qui complique la recherche de logis alors que la crise du logement se poursuit.