Contournant la Cour suprême des États-Unis, le président Donald Trump a trouvé le moyen de rétablir son « mur tarifaire » d’une façon qui, selon les analystes, pourrait lui permettre de mieux résister aux recours en justice.Car les nouveaux droits de douane entrés en vigueur vendredi et qui visent près d’une soixantaine de pays ainsi que l’Union européenne (UE), tout comme les 25 % imposés sur une série de produits brésiliens en début de semaine, s’appuient sur une loi qui a déjà fait ses preuves en la matière.De l’avis de Wendy Cutler, vice-présidente de l’Asia Society Policy Institute, ils « démontrent que le président continue d’apprécier les droits de douane et qu’ils ne risquent pas de disparaître tant qu’il est à la Maison-Blanche ».Depuis vendredi, une série de produits en provenance d’une soixantaine d’économies se voit taxée à 10 % ou 12,5 %.Une surtaxe résultant d’une enquête, lancée mi-mars par le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, pour déterminer si les partenaires commerciaux des États-Unis avaient totalement éliminé de leur chaîne d’approvisionnement les produits issus du travail forcé.Pour s’assurer de leur viabilité, l’USTR s’appuie sur une loi de 1974 déjà utilisée par le passé, sans réaction des tribunaux.