Le président des Etats-Unis, Donald Trump, à la Maison Blanche à Washington, le 26 août 2025. MANDEL NGAN/AFP
Comme attendu, l’administration de Donald Trump a saisi, mercredi 3 septembre, la Cour suprême pour trancher rapidement sur une grande partie des droits de douane qu’il a mis en place depuis son retour à la Maison Blanche mais qui ont été jugés illégaux par une cour d’appel. Ces droits de douane restent toutefois en vigueur, le temps pour la Cour suprême d’examiner l’affaire.
Voyant menacé un vaste pan de l’offensive commerciale au cœur de son second mandat, le président américain avait prévenu qu’il comptait saisir la plus haute instance américaine, dont il a cimenté la majorité conservatrice, par une « procédure accélérée ». « Nous avons besoin d’une décision rapide, avait déclaré mardi le chef d’Etat à la presse. Si vous enlevez les droits de douane, nous pourrions devenir un pays du tiers-monde. »
Dans sa motion, qui sollicite la Cour suprême en référé, le conseiller juridique du gouvernement, John Sauer, lui demande de décider, d’ici au 10 septembre, si elle compte examiner le dossier et, le cas échéant, de tenir des audiences d’ici au début de novembre.
Le document s’inquiète des effets néfastes sur les négociations commerciales menées par Washington de la décision rendue vendredi par une cour d’appel fédérale. Cette dernière a jugé que Donald Trump n’avait pas le pouvoir d’instaurer une grande partie des taxes sur les produits importés qu’il a mises en place depuis son retour au pouvoir en janvier.













