Le questionnaire mis en place pour lutter contre les violences en milieu scolaire sera finalement "facultatif" pour les établissements privés

C'était l'un des engagements du gouvernement, dans le sillage de l'affaire Betharram : imposer un questionnaire pour libérer la parole des victimes. Il devait être obligatoire pour les élèves de tous les établissements, du CP jusqu'à la terminale. Finalement, le privé en sera dispensé.

Dans un document envoyé aux chefs d’établissements intitulé "Brisons le silence", que RTL a pu consulter, un petit mot a été ajouté pour le privé : "facultatif". La réponse du ministère de l'Éducation nationale : oui, les établissements privés devront bien mettre en place des outils pour libérer la parole, mais à eux de choisir comment, l'État ne peut pas imposer de formulaire précis.

Une dispense "pas conforme à l’égalité de traitement"Un danger, pour Valérie Ginet, secrétaire générale CFDT formation et enseignement privé : "En plus, ils ne sont même pas contre qu’on puisse donner n’importe quel questionnaire aux enfants des établissements privés !", affirme-t-elle au micro de RTL. "Ça ne me paraît pas conforme à l’égalité de traitement de tous les élèves de la République", poursuit-elle.