"Les résultats risquent d'être sismiques", redoute le ministre de l'Education nationale, dans un entretien accordé à plusieurs journaux régionaux.

Publié le 24/08/2026 21:43

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Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, lors d'une séance de questions au gouvernement, le 7 juillet 2026 à l'Assemblée nationale. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Un questionnaire sur le harcèlement scolaire est distribué chaque année aux élèves, au mois de novembre. Il intégrera désormais des questions sur les violences sexistes et sexuelles, a annoncé le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, dans un entretien à plusieurs quotidiens de la presse régionale, lundi 24 août. "De la grande section de maternelle à la terminale, 10 millions d'élèves seront interrogées sur ce qu'ils ont éventuellement été amenés à subir", a-t-il expliqué."Ce questionnaire sera anonyme au départ, mais ils auront la possibilité de laisser leurs noms s'ils souhaitent rencontrer un adulte de confiance", a ajouté le ministre. Le contenu sera élaboré "avec les personnels scolaires, les associations de parents d'élèves et un comité d'experts dont des pédopsychiatres". "Les résultats risquent d'être sismiques, car le phénomène est massif", redoute Edouard Geffray, tout en rappelant qu'"un enfant sur 10 est victime de violences sexuelles en France".Le ministre précise que "l'Education nationale est le premier signaleur des violences sur mineurs", avec 88 000 informations préoccupantes émises sur l'année dernière pour violences sexuelles ou défaillances parentales. Plusieurs scandales de violences sexuelles dans le périscolaire parisien ont été révélés à l'automne 2025 et des dizaines d'animateurs suspendus, notamment pour agressions sexuelles. Des cas similaires ont également été signalés dans d'autres régions de France.