Le premier volet de la trilogie alpine du Tour constitue la dernière occasion pour un baroudeur de s'imposer. Mais il devra s'agir d'un coureur particulièrement costaud vu les 3 900 mètres de dénivelé positif au programme des coureurs de la Grande Boucle.
Ce qu'il faut savoir
La station d'Orcières-Merlette est entrée dans l'histoire du Tour de France en 1971, quand une offensive de grande ampleur de l'Espagnol Luis Ocana avait délogé Eddy Merckx du maillot jaune. A priori, Tadej Pogacar, nanti de 4'32" d'avance au général sur un Remco Evenepoel limité en haute montagne, ne devrait pas être attaqué dans de telles proportions jeudi 23 juillet. En revanche, pour les baroudeurs et autres aficionados de la montagne, cette journée représente probablement la dernière chance de victoire d'étape avant le feu d'artifice final autour de l'Alpe d'Huez et de la butte Montmartre.• Dernière chance pour les baroudeurs. Quelques rares étapes se sont offertes aux échappés, et à chaque fois, il a fallu un costaud pour s'imposer, comme Mathieu Van der Poel à Ussel ou Mauro Schmid à Belfort. Le profil de cette étape paraît cocher les cases pour qu'un groupe de cet acabit passe la journée devant : c'est la première de trois étapes particulièrement dures, le double finish à l'Alpe d'Huez vendredi et samedi pouvant pousser les favoris à économiser leurs forces et repousser à plus tard la bagarre pour le classement général.• Dernière chance pour les Français. Les coureurs français qui ont remisé leurs ambitions pour le classement général ont été dans le coup des échappées, mais il leur a manqué le petit plus qui permet de lever les bras en franchissant la ligne d'arrivée. Le profil de cette étape peut convenir à un Kévin Vauquelin qui confiait s'être économisé lors du contre-la-montre, mardi, ou à un Valentin Paret-Peintre qui voudrait récupérer son maillot à pois. Il n'y a eu que deux éditions du Tour où les Français sont revenus bredouilles, en 1926 et en 1999. L'histoire va-t-elle bégayer un siècle plus tard ?• La fin de la razzia belge ? Nos voisins d'outre-Quiévrain affichent une forme insolente, avec pas moins de six victoires sur la Grande Boucle, cette année, dont trois consécutives grâce au succès de Jasper Philipsen mercredi à Voiron, qui faisait suite à deux victoires de Remco Evenepoel. Un peu plus tôt sur le Tour, le sprinter belge Tim Merlier avait glané trois bouquets. 6-0 pour la Belgique, voilà un score qui pique.














