Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Prisons Prisons Prisons Le dernier membre encore en vie du commando des attentats du 13 novembre 2015, détenu à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), a engagé un affrontement avec l’administration pénitentiaire. Article réservé aux abonnés Ce jeudi 23 juillet, Salah Abdeslam, écrou 1097, était censé quitter le quartier disciplinaire du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où il a été placé pendant dix jours. Mais le dernier membre encore en vie du commando des attentats du 13 novembre 2015, qui ont causé la mort de 132 personnes, a fait savoir à ses avocats et à ses proches qu’il refusera de regagner sa cellule du quartier d’isolement. Il en connaît déjà les conséquences : selon toute vraisemblance, son séjour au quartier disciplinaire va être prolongé par la direction de l’établissement. Et tant pis s’il doit se contenter d’une seule visite (d’une heure) par semaine, être privé de télévision et se contenter d’un accès très limité au téléphone. « Il veut forcer le dialogue avec l’administration pénitentiaire pour que s’ouvre enfin une discussion sur ses conditions de détention, explique son avocate historique, Olivia Ronen. Il n’est pas là pour semer le chaos, il veut simplement être traité dignement selon les règles du droit ». A l’isolement depuis dix ans – un régime qui ne peut normalement être prolongé au-delà de deux ans, sauf « à titre exceptionnel, s’il constitue l’unique moyen d’assurer la sécurité des personnes ou de l’établissement », selon le code pénitentiaire –, c’est la première fois que le détenu condamné à la perpétuité incompressible, peine dont il n’avait pas fait appel, décide d’assumer un rapport de force avec l’administration pénitentiaire. Il vous reste 83.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.