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Le bras de fer judiciaire continue entre Salah Abdeslam et l'administration pénitentiaire : le maintien de restrictions pour ses parloirs a été validé par la justice, au vu de nouveaux éléments, notamment le fait qu'il aurait menacé le directeur de sa prison.

Dans une nouvelle ordonnance rendue mercredi 10 juin et consultée par l'AFP, le tribunal administratif de Lille a rejeté la demande de Salah Abdeslam de lever le dispositif de séparation par hygiaphone au parloir qui lui est actuellement imposé. Le juge des référés a été sensible à de nouveaux éléments apportés en défense par l'administration pénitentiaire.

Selon cette dernière, Salah Abdeslam a demandé le 4 avril à un autre détenu "s'il pouvait se procurer l'adresse du directeur de sa prison, afin qu'il envoie 'deux ou trois gars' pour faire une 'catastrophe', sans 'vouloir attendre 2086'". Salah Abdeslam dément de tels propos.

La "dangerosité persistante" du détenuPlusieurs visiteuses, dont sa mère, ont aussi tenté de lui remettre des produits interdits lors de parloirs : nourriture, parfum, huile essentielle ou encore un objet en plastique pour massage, toujours selon l'administration pénitentiaire.