Les acteurs du monde de la culture apportent leur soutien à Barbara Butch. La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a rencontré mercredi 22 juillet la DJ française, à qui elle a affirmé sa volonté de protéger son "intégrité" à la suite de son concert interrompu à Grenoble. La ministre "a tenu à redire à Barbara Butch qu'elle était extrêmement attentive à son travail d'artiste et que son rôle était de protéger ses conditions d'expression en tant qu'artiste et d'assurer l'intégrité de son œuvre et de sa personne", a rapporté le ministère à l'AFP.
Le week-end dernier, un concert de la DJ a été interrompu par l'action de militants propalestiniens et LFI répondant, à un appel au boycott lancé notamment par la section iséroise des Insoumis. Les militants reprochent à l'artiste sa participation, en 2025, à un événement organisé à la résidence de l'ambassadeur de France en Israël et d'avoir signé une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan, qui visait à "lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme", contestée et retirée depuis.
300 personnalités signent une tribune de soutienL'action du week-end passé se voulait à l'origine pacifique, mais les autorités ont rapporté des "jets de bouteilles en verre" et autres projectiles "visant délibérément la scène", avait dénoncé la municipalité. Selon Aurore Bergé, invitée sur RMC mercredi, Barbara Butch "a été chassée de scène parce qu'elle est juive". "Ils mettent des cibles dans le dos des Français juifs depuis le 7 octobre 2023", a poursuivi la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, mettant en cause La France insoumise et assurant que l'État allait "garantir (la) sécurité" de l'artiste. Après les perturbations survenues lors du concert à Grenoble, la justice a ouvert mardi une enquête pour "délit d'entrave concertée aux libertés". La cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, a reconnu mercredi sur BFMTV que le tract distribué par des militants Insoumis était "mauvais" et a condamné insultes et jets de projectiles, mais a assuré qu'il "n'y a pas d'antisémitisme" dans les rangs LFI.











