La DJ française Barbara Butch lors de la 20ᵉ édition du festival Rock en Seine, à Saint-Cloud, le 25 août 2024. ANNA KURTH / AFP
L’interruption, samedi 18 juillet, d’un concert de la DJ Barbara Butch à Grenoble, par des militants propalestiniens et « insoumis » a poussé les adversaires de La France insoumise (LFI) à vivement critiquer, lundi, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, déjà accusé d’ambiguïté sur la question de l’antisémitisme.
Les militants reprochent à l’artiste de 45 ans, juive, la signature d’une tribune en soutien à la contestée proposition de loi Yadan visant à « lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme », retirée en tant que telle le 16 avril.
La DJ, figure des nuits parisiennes LGBT+, faisait l’objet d’un appel au boycott de la part de militants propalestiniens et d’« insoumis » à Grenoble, où elle devait donner un concert dans le cadre d’un festival organisé par la ville.
Un tract la qualifiant de « soutien aux génocidaires » avait même été distribué par des militants « insoumis » isérois, représentant Barbara Butch mixant devant un drapeau LGBT+ avec une étoile de David (le drapeau de la Marche des fiertés de Tel-Aviv, en Israël), ici représenté avec des éclaboussures de sang. Cet appel au boycott n’avait pas été relayé par les figures nationales de La France insoumise.











