Pas d’intempéries pendant 10 jours — ou si peu, la pluie ayant retardé d’une bonne heure le début du programme sur les scènes samedi dernier. Un seul artiste remplacé sur l’affiche pour cause de problèmes de transports. Le déplacement des festivaliers jusqu’aux sites moins problématique qu’anticipé.« J’appelle ça notre édition chanceuse », résume Louis Bellavance, vice-président au contenu et à la direction artistique du Festival d’été de Québec, à l’heure des bilans. La 58e édition du FEQ aura été marquée par les performances des artistes québécois programmés sur les scènes principales. « Je ne me souviens pas d’avoir vécu un festival durant lequel aucun concert n’a été écouté sous la pluie. La chance était de notre côté. Mais au-delà de ça, la plus grande satisfaction, c’est toujours de voir que les gens répondent présent. »
Le modèle d’affaires du festival est « un peu bizarre », reconnaît le directeur artistique : admission générale sur deux sites gratuits ; trois autres requièrent un laissez-passer, vendu à moins de 200 $, donnant accès à quelque 150 concerts répartis sur 10 jours. « On sait qu’on vend tous nos billets, mais on ne connaît pas l’appréciation réelle des festivaliers de notre programmation jusqu’à ce qu’on les voie arriver sur les sites. Or, je pense que le public a vraiment apprécié notre offre, dans son équilibre et sa diversité. Ils se sont bien répartis [sur les différents sites] tous les soirs, sans qu’une scène soit si achalandée qu’elle devienne inconfortable. »Le programmeur couvre ensuite d’éloges les musiciens québécois qui ont participé à cette édition du FEQ, le plus marquant d’entre eux étant hors de tout doute le rappeur Souldia, originaire de Limoilou, dont le concert en formule carte blanche, avec une douzaine d’invités sur les plaines d’Abraham, a donné un nom à cette 58e édition.








