Fumée des feux de forêt qui cause l’annulation du Piknik Électronik, concerts annulés au Festival d’été de Québec en raison d’orages violents : les dernières années ont montré que l’industrie culturelle n’est pas à l’abri de la crise climatique.« Les changements climatiques fragilisent l’écosystème des festivals et événements culturels extérieurs », constate Emmanuelle Hébert, directrice générale de Culture Montréal.C’est ce que confirme un nouveau rapport présenté par Partenariat Climat Montréal qui s’appuie sur un sondage mené auprès de 39 organisations, un groupe de discussion ainsi que des entrevues téléphoniques.Intitulé Portrait de l’adaptation aux changements climatiques des festivals et événements culturels extérieurs montréalais, il a été présenté jeudi devant un regroupement d’organismes culturels et d’acteurs de la société civile au centre culturel MAI (Montréal, arts interculturels).
On y apprend que pour 81 % des répondants, l’exacerbation des événements climatiques extrêmes a entraîné l’annulation d’activités ou de performances.Partenariat Climat Montréal « rassemble plus d’une centaine d’organisations économiques, communautaires, institutionnelles et philanthropiques » de la collectivité montréalaise afin d’« accélérer la décarbonation de la métropole et renforcer sa résilience ».Pertes de revenusLes événements météo extrêmes ont eu des conséquences économiques importantes pour les organisateurs d’événements. 41 % d’entre eux rapportent des pertes financières et 38 % une augmentation des coûts d’exploitation. « Le manque de protection pour les cas de forces majeures, dont les phénomènes climatiques peuvent faire partie », est notamment pointé du doigt.Nicolas Cournoyer, vice-président affaires publiques et responsabilité sociétale pour Multicolore, l’organisation derrière le Piknic Électronik et Igloofest, cite en exemple l’épisode de fumée des feux de forêt qui avait causé des paysages apocalyptiques à Montréal en 2023.« Avec tout ce qu’on nous balançait comme information, on s’est dit qu’on était mieux d’annuler », se rappelle-t-il.













