Pour sa 17e édition, le Festif ! de Baie-Saint-Paul est encore une fois « victime de son succès », ne pouvant pas physiquement accueillir plus de festivaliers. Comme évoluer sans se dénaturer ? Le Devoir s’intéresse aux avenues de développement possibles pour ce festival qui refuse d’enfler.
Vendredi après-midi, les rues bucoliques de Baie-Saint-Paul grouillaient de monde, au point où les déplacements en automobile pouvaient être difficiles par endroits même si des signaleurs avaient été dépêchés pour faciliter la circulation.Pendant quatre jours, la petite ville de Charlevoix d’environ 8000 habitants sera engloutie par une marée de festivaliers venus (majoritairement) de Montréal (30 %) et de Québec (26 %), si l’on se fie aux chiffres publiés l’an dernier par l’équipe du Festif !. En 2025, ils étaient près de 50 000 au total, selon les organisateurs. Ces festivaliers font rouler l’économie, certes, mais ils exercent aussi une importante pression sur les services publics.« C’est clair que Baie-Saint-Paul ne peut pas accueillir plus de personnes qu’elle en accueille actuellement. Le Festif ! est victime de son succès », confirme le maire de l’endroit, Michaël Pilote.La Ville a mobilisé « au maximum » ses ressources et ses équipes pour assurer le bon déroulement de l’événement, assure-t-il. « Que ce soit l’hébergement, la fluidité sur le réseau routier, la restauration, les aqueducs, on est vraiment déjà à pleine capacité. La Ville ne pourrait pas être comme ça pendant un mois ou deux. »










