Les entreprises québécoises faisant affaire avec les États-Unis sont sur le qui-vive depuis l’annonce de nouveaux tarifs douaniers par le président Donald Trump. Elles redoutent les répercussions d’une nouvelle escalade commerciale et espèrent que les gouvernements trouveront un terrain d’entente avant l’entrée en vigueur des mesures le 19 août.« Si cette menace est mise à exécution, si les tarifs mentionnés par l’administration américaine sont mis en œuvre, ça va faire très mal aux entreprises d’ici », s’inquiète Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).En fin de journée lundi, le président des États-Unis a annoncé l’imposition de droits de douane additionnels de 50 %, à compter du 19 août, sur des centaines de produits canadiens. Le gouvernement Trump justifie notamment cette décision par les mesures de représailles du Canada en réponse aux droits de douane américains instaurés au cours de la dernière année.Des centaines de produits sont ciblés par ces nouveaux tarifs douaniers. Parmi eux, des biens de consommation comme des meubles, des cosmétiques, des huiles essentielles, des vêtements, mais aussi des produits laitiers, de l’alcool, des bâtons de hockey ou du ciment. Contrairement aux précédentes vagues tarifaires, qui concernaient surtout des secteurs précis comme l’énergie, l’acier et l’aluminium, ces nouvelles mesures toucheraient de nombreux produits jusqu’ici exemptés grâce à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).« L’ACEUM nous sert de bouclier pour à peu près 85 % des produits envoyés aux États-Unis. Si on perd ça, c’est là que ça va faire mal », prévient M. Guénette.
Les entreprises québécoises sur le qui-vive face aux nouveaux tarifs américains
Le milieu espère une entente entre les gouvernements d’ici le 19 août, et même que ces surtaxes ne s’appliquent jamais.













