Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Intelligences artificielles génératives Pour la première fois, un acteur dont la voix a été utilisée par l’intelligence artificielle sans son accord porte plainte au pénal en vertu du délit d’hypertrucage introduit en 2024. La chaîne Youtube consacrée à la philosophie mise en cause a fermé en début d’année. Article réservé aux abonnés La voix off est identifiable dès les premières secondes. Dans des dizaines de vidéos de la chaîne YouTube Voix philosophique, aujourd’hui fermée, l’acteur Denis Podalydès évoque Socrate ou Nietzsche, tandis que le texte qu’il récite défile sur un fond sombre. Ecoutée plus attentivement, sa voix surprend, si mécanique pour un sociétaire de la Comédie-Française, si éloignée de celle des étourdis et des angoissés qu’il joue au cinéma. Et pour cause : ce Denis Podalydès-là n’est pas Denis Podalydès. Le comédien a été l’objet d’un deepfake ou, en français, d’un hypertrucage : un youtubeur anonyme a utilisé une intelligence artificielle (IA) pour détourner sa voix et lui faire lire ces leçons de philosophie. Le vrai Denis Podalydès a saisi la justice. Le 2 juillet, un juge des référés du tribunal judiciaire de Paris a ordonné à Google, maison mère de YouTube, de fournir à l’acteur et à son avocate les détails en sa possession susceptibles d’aider à identifier le créateur de la chaîne (un nom, une adresse e-mail, une adresse IP…). Une étape classique dans les procédures engagées pour contrefaçon devant les tribunaux civils. Il vous reste 78.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.