Viktor Orbán, au centre Balna, à Budapest, le 12 avril 2026. ATTILA KISBENEDEK / AFP
Le parquet hongrois a perquisitionné des locaux du Fidesz, le parti de l’ancien premier ministre hongrois nationaliste Viktor Orban, dans le sud du pays, en raison de soupçons de corruption en lien avec l’utilisation de fonds destinés à la culture, mardi 21 juillet. « Le parquet de Bacs-Kiskun mène une enquête dans une affaire pénale ouverte en lien avec le Fonds national pour la culture (NKA) concernant le délit de détournement de fonds et d’autres infractions pénales », a déclaré une porte-parole du parquet à l’Agence France-Presse.
Plus tôt, le Fidesz avait annoncé que des perquisitions étaient en cours dans le centre de données qui héberge ses serveurs, dans un communiqué publié sur Facebook. « Des enquêteurs du parquet se sont présentés sans prévenir au centre de données qui héberge les serveurs de Fidesz, avec l’intention de saisir l’ensemble du système de communication du parti ainsi que ses bases de données », a affirmé le parti.
Il a dénoncé « une tyrannie [qui] a atteint un nouveau niveau » alors que depuis sa victoire aux législatives d’avril le premier ministre, Péter Magyar, conservateur et pro-européen, a promis de tourner la page du régime illibéral mis en place par Viktor Orban et de mettre fin à une corruption devenue endémique. « Il n’y a eu aucun précédent de ce genre en Hongrie depuis 1990 et la fin du communisme », a ajouté le Fidesz, qui a promis de ne céder « ni aux menaces politiques ni aux menaces juridiques ».










