Des partisans du mouvement houthiste lors d’une manifestation à Sanaa, le 17 juillet 2026. MOHAMMED HUWAIS/AFP
Les rebelles houthistes du Yémen, soutenus par l’Iran, ont déclaré, lundi 20 juillet, vouloir couper l’accès aux ports saoudiens de la mer Rouge. Les houthistes « annoncent un blocus maritime contre l’ennemi saoudien criminel, selon le principe “œil pour œil”, avec effet immédiat », a affirmé leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment le mouvement comptait mettre en œuvre cette mesure qui menacerait la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d’Ormuz, dont le passage est lui-même limité, de l’autre côté du pays, en raison du conflit entre l’Iran et les Etats-Unis.
L’annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration. Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d’atterrissage à Sanaa d’un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l’hégémonie saoudienne sur l’espace aérien yéménite.
Le ministère des affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé « la plus ferme condamnation du Royaume d’Arabie saoudite à l’égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthiste (…) imposant un blocus maritime au Royaume ». Et de préciser que Riyad « continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime ».










