Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Climat Climat Climat Records de chaleur, sécheresse historique, incendies majeurs… Derrière une période estivale qui paraît dépasser toutes les limites, les climatologues voient surtout la confirmation des effets attendus du réchauffement. Seul l’enchaînement des canicules les intrigue. Article réservé aux abonnés Ces deux derniers mois, la France a encaissé de plein fouet la crise climatique. Avant même le milieu de l’été, elle a été frappée par trois canicules, connu ses trois journées les plus chaudes depuis le début des mesures, enchaîné les vigilances rouge et les records au-delà de 40 °C. La sécheresse atteint un niveau historique. Jamais autant d’hectares de forêts n’avaient brûlé à cette période de l’année. Pour qualifier cette succession d’événements, il a fallu convoquer toute la gamme des adjectifs : inédits, hors normes, historiques, exceptionnels. Les climatologues alertent depuis des décennies sur l’augmentation et l’intensification des catastrophes climatiques sous l’effet du réchauffement provoqué par les activités humaines. Mais face à un tel été, on peut légitimement s’interroger : assiste-t-on à des épisodes plus extrêmes que prévu ? Le réchauffement est-il en train d’accélérer ? « Je ne connais aucun collègue qui ait été surpris », répond d’emblée la climatologue Valérie Masson-Delmotte, qui a coordonné une vaste analyse de l’Institut Pierre-Simon-Laplace sur la vague de chaleur de juin, à paraître mardi 21 juillet. L’ancienne coprésidente du groupe 1 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rappelle que les combinaisons de canicules, sécheresses, incendies et orages sont précisément celles que favorise le réchauffement. « On est entrés dans une zone dangereuse, mais c’est attendu dans notre climat en raison de la hausse des émissions de gaz à effet de serre humaines », insiste-t-elle. Il vous reste 79.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.