Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Inde Inde Inde De nouvelles manifestations, d’ampleur inédite depuis 2019, se sont tenues, lundi, à proximité du Parlement, à l’appel du Parti du peuple des cafards qui rassemble de larges pans de la jeunesse indienne. Confrontée à un chômage massif et à de nombreux suicides, elle est déterminée à demander des comptes aux dirigeants. Article réservé aux abonnés New Delhi a renoué avec la contestation lundi 20 juillet. La capitale indienne n’avait pas vu de telles foules se déverser sur ses avenues depuis les grandes manifestations contre la réforme dite de la citoyenneté, en 2019-2020. A l’appel du Parti du peuple des cafards – mouvement satirique né sur Internet au mois de mai, en réaction aux propos du chef de la cour suprême qui comparait les jeunes à cet insecte –, des milliers de personnes se sont à nouveau mobilisées pour exiger la démission du ministre de l’éducation, Dharmendra Pradhan, après l’annulation du concours d’entrée en faculté de médecine. En raison de la fuite des sujets d’examen, quelque 2 millions d’aspirants médecins ont dû repasser cet examen ultra-sélectif, fin juin. Accablés par cette décision, dans un pays où les jeunes sont confrontés à un chômage de masse, une vingtaine de candidats se sont suicidés. Au cours des dix dernières années, 90 sujets d’examen auraient fuité, notamment grâce à la complicité de fonctionnaires corrompus. Rendez-vous avait donc été donné, lundi matin, à 9 heures, à Jantar Mantar, lieu de toutes les contestations, situé à environ 1,5 kilomètre du Parlement, où le cortège devait se rendre, à l’occasion de l’ouverture de la session de la mousson, en ce mois de juillet. La police avait déclaré, dès dimanche, cette manifestation illégale. Pas de quoi dissuader les protestataires, qui ont bravé la chaleur humide et suffocante qui enveloppe la capitale actuellement. « Le gouvernement refuse d’écouter les étudiants et cela fait des semaines que cela dure », explique Srishti, 20 ans étudiante en psychologie qui s’était, jusque-là, « contentée de rester spectatrice ». Il vous reste 72.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.