Monde Asie - PacifiqueMonde. Face à la fronde de la jeunesse étudiante indienne réunie derrière le "parti des Cafards", Dharmendra Pradhan a quitté le gouvernement.A.S. avec ReutersarticleLecture 2 MinPublié le 25/07/2026 à 14:36Des partisans du mouvement des "Cafards" célèbrent la démission du ministre de l'Education Dharmendra Pradhan, le 25 juillet 2026 à New Delhi.EPAUne première victoire majeure pour le "parti des Cafards". Le ministre indien de l'Éducation, Dharmendra Pradhan, a annoncé sa démission ce samedi, réclamée depuis juin par les jeunes manifestants du mouvement, à la suite d'une fraude aux examens. "Nous l'avons fait!" s'est écrit le fondateur du Parti du peuple des Cafards (Cockroach Janta Party), Abhijeet Dipke, sous les applaudissements d'une foule de protestataires réunis sur le site du Jantar Mantar de New Delhi.Né en mai dernier sur Internet, où il rassemble des dizaines de millions d'abonnés sur les réseaux sociaux, reflétant les inquiétudes et les frustrations d'une "génération Z" de trentenaires fortement affectées par le chômage et le coût de la vie, le Cockroach Janta Party a choisi son nom en ironisant sur des propositions du président de la Cour suprême Surya Kant comparant les chômeurs à des "cafards".Depuis juin, le mouvement dénonce des fuites à répétition de sujets d'examens de concours mais la colère bout depuis que la contestation a basculé lundi en confrontation entre manifestants et forces de l'ordre qui ont repoussé violemment les jeunes protestataires qui marchaient vers le Parlement.Dans un message posté en ligne, le ministre de l'Éducation, Dharmendra Pradhan, a annoncé avoir présenté sa démission au Premier ministre [Narendra Modi] "compte tenu de la situation qui s'est créée à Jantar Mantar et dans tout le pays, afin que les forces antinationales n'en profitent pas".L'annonce de sa démission a coïncidé avec de nouvelles échauffourées entre manifestants et policiers, qui ont tiré des gaz lacrymogènes quelques heures avant une rencontre entre les dirigeants du mouvement et des membres du gouvernement.Les autorités avaient également limité samedi l'accès à internet et fermé 18 stations de métro de New Delhi pour tenter d'endiguer les manifestations prévues dans la capitale.