Alors que les députés européens et leurs assistants recourent de plus en plus à l’intelligence artificielle pour rédiger des discours, des questions parlementaires et même des amendements, le Parlement européen cherche à encadrer cette utilisation en mettant en place sa propre plateforme officielle.
Cette plateforme interne, baptisée EPGenAI Hub, permettra aux législateurs et au personnel d’accéder à des modèles développés par Meta, OpenAI, Anthropic et la start-up française Mistral, offrant ainsi ce que le Parlement espère être une alternative plus sûre aux outils d’IA publics déjà utilisés dans le cadre des travaux législatifs. La nouvelle plateforme est actuellement en phase de test et pourrait commencer à être déployée dès septembre, selon deux personnes proches du dossier, à qui l’anonymat a été accordé pour évoquer cette stratégie interne.
Ce projet intervient alors que la multiplication de documents parlementaires générés par l’IA suscite de plus en plus d’inquiétudes au sein de l’institution. Lors d’une réunion qui s’est tenue début juillet, plusieurs présidents des commissions ont fait part de leurs préoccupations face au nombre croissant de députés et d’assistants parlementaires qui recourent à l’IA pour rédiger des amendements et mener à bien d’autres travaux législatifs, selon trois personnes au fait de la discussion.








