Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Eau Eau Eau La commune des Alpes-Maritimes se bat pour préserver sa chute d’eau, réduite à un mince filet. Si les sécheresses répétées fragilisent le site, les habitants dénoncent des prélèvements d’eau jugés excessifs – un désaccord porté devant la justice. Article réservé aux abonnés Nichée dans l’arrière-pays des Alpes-Maritimes, la cascade du Végay n’est plus que l’ombre d’elle-même. Depuis la route qui traverse le village d’Aiglun, elle domine pourtant toujours le paysage, perchée sur le versant opposé de la vallée de l’Estéron. Avec ses 140 mètres de haut et ses trois ressauts successifs, cette chute d’eau, classée monument naturel depuis 1933, figure parmi les plus remarquables de la région. Mais le spectacle qu’elle offre n’a plus rien de celui dont se souviennent les habitants. Le puissant rideau d’eau qui dévalait autrefois la falaise a laissé place à un mince filet. « Avant, on voyait un gros trait blanc plonger dans le vide. Quand on se rendait au pied de la cascade, il y avait des embruns, comme de la brume, tellement le débit était fort. Aujourd’hui, il n’y a presque plus d’eau, la cascade est réduite à néant », raconte Christophe Casanave, 52 ans, conseiller municipal. Comme les 103 autres habitants de la commune, cet « enfant du village » observe avec tristesse et inquiétude l’assèchement progressif de ce lieu auquel les Aiglunois sont profondément attachés. « La cascade du Végay fait partie de l’ADN du village. On a l’impression d’assister à l’agonie d’un être cher », confie Anthony Salomone, le maire (sans étiquette) d’Aiglun. Il vous reste 81.72% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.