Les États-Unis ont franchi un nouveau cap dans leur riposte contre l'Iran. L'armée américaine a annoncé, ce dimanche 19 juillet, avoir mené une huitième nuit consécutive de frappes, en affirmant avoir visé non seulement des sites militaires iraniens, mais aussi les unités tenues pour responsables de l'attaque qui a coûté la vie à deux soldats américains en Jordanie, ce samedi.

Dans un communiqué, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, précise avoir ciblé "les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des membres des forces américaines en Jordanie le 17 juillet". Outre les deux soldats tués, un troisième reste porté disparu.

Le nombre de militaires américains tués depuis le début de la guerre, fin février, s'élève désormais à 16.

"Leçons inoubliables"Washington affirme aussi vouloir "punir" la mort de ses soldats et "réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz". Des agences iraniennes ont fait état de frappes américaines dans le sud du pays, notamment près du port de Sirik et dans la province d'Hormozgan.

Dans le même temps, la tension continue de s'étendre dans la région. L'armée iranienne a annoncé, ce dimanche, avoir attaqué deux bases militaires américaines au Koweït. Les forces iraniennes ont "lancé des attaques de grande ampleur avec des drones suicide contre le dépôt de munitions des forces armées américaines à Camp Udairi, ainsi que contre le système radar Patriot et le radar de surveillance aérienne de la base aérienne Ali Al-Salem, au Koweït", a détaillé la télévision d'État iranienne.