Deux militaires américains ont été tués par des frappes iraniennes en Jordanie, tandis que le guide suprême iranien menaçait d’infliger aux États-Unis des « leçons inoubliables », après plus de dix jours de bombardements sur l’Iran.Téhéran a riposté à ces attaques en visant des alliés de Washington au Moyen-Orient.Le commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a annoncé samedi après-midi la mort de deux militaires américains — les premiers depuis la reprise des hostilités le 7 juillet — et la disparition d’un troisième, lors d’« attaques de missiles et drones iraniens » vendredi.Le nombre de militaires américains tués depuis le début de la guerre, fin février, s’élève désormais à seize.« Maintenant que l’ennemi américain cherche à inciter à la guerre […], il doit savoir que la chère nation iranienne et le front de la résistance ont des leçons inoubliables à lui offrir », a affirmé l’ayatollah Mojtaba Khamenei dans un message écrit relayé samedi par la télévision d’État.« La violation répétée » du protocole d’accord signé entre les deux pays le 17 juin pour faire taire les armes « a une fois de plus démontré à tous que la signature du président américain [Donald Trump] est sans valeur », a-t-il ajouté.« Inquiétude »Téhéran a frappé samedi des infrastructures civiles au Koweït pour le deuxième jour d’affilée, alors que son armée avait principalement ciblé des bases américaines chez ses voisins du Golfe depuis le début de la nouvelle flambée de violences.Selon les autorités koweïtiennes, les frappes ont gravement endommagé un site pétrolier « vital » et mis à l’arrêt plusieurs unités de production dans une centrale électrique et de dessalement d’eau. Une installation similaire avait déjà été touchée la veille.Alors que la température a atteint 47 °C samedi au Koweït, les autorités ont condamné le ciblage de ces « infrastructures essentielles », tandis que le Conseil de coopération du Golfe, qui fédère les pétromonarchies de la région, a dénoncé des « crimes de guerre ».« La peur de voir des coupures d’électricité est évidente, vu les appels généraux à réduire la consommation et à éteindre les appareils non essentiels », témoigne auprès de l’AFP Ali Mahmoud, un Égyptien de 46 ans qui travaille chez un fournisseur d’électricité koweïtien et qui parle de « l’inquiétude » de la population de « voir la guerre s’étendre ».En Iran, les autorités locales d’Hormozgan, province riveraine du détroit d’Ormuz et plusieurs fois visée ces derniers jours, ont affirmé que les attaques américaines avaient « complètement détruit » une station de pompage d’eau de mer et un transformateur électrique d’une usine de dessalement.L’armée américaine a, elle, indiqué avoir visé dans la nuit en Iran « des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts souterrains d’armes et des moyens maritimes », sans mentionner de cibles civiles.Selon un bilan du ministère iranien de la Santé, les frappes américaines ont fait 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin.
Deux militaires américains tués par des frappes iraniennes en Jordanie
Téhéran a menacé d’infliger des «leçons inoubliables» aux États-Unis.











