Des fourgons de la gendarmerie pénètrent dans la prison d’Alençon-Condé-sur-Sarthe, dans le nord-ouest de la France, le 12 novembre 2025. JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Un juge des référés a ordonné samedi 18 juillet au ministre de la justice, Gérald Darmanin, de faire cesser « dans les meilleurs délais » des « comportements contraires à la déontologie » commis par des agents sur des détenus du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne).
Dans cette décision du tribunal administratif de Caen, que l’Agence France-Presse (AFP) a pu consulter, le juge mentionne les « propos insultants, racistes et suprémacistes », violences et humiliations relevées en mai lors d’une visite inopinée du quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de cette prison par la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL).
L’Observatoire international des prisons (OIP) avait saisi le tribunal de cette procédure d’urgence après la publication, début juillet, d’un rapport de la CGLPL particulièrement sévère sur les agissements du personnel pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe.
« Les agissements mentionnés » dans le rapport « permettent d’établir des atteintes d’une particulière gravité aux droits des personnes détenues et à leur intégrité », insiste le juge des référés. Il cite des « fouilles à nu humiliantes ou brutales, avec le maintien en équilibre sur un pied, bras tendus sans possibilité de prendre appui » et « des pratiques asphyxiantes pouvant s’accompagner de la prise des parties génitales ».







