La Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) pointe du doigt des "violences systémiques" au sein de la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe (Orne), dotée d'un quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO).
"Il ressort des constats effectués et des témoignages reçus - tant de personnes détenues que de professionnels et intervenants - que des violences systémiques sont commises sur des détenus par des membres du personnel pénitentiaire de détention", estime la CGLPL dans ce rapport sévère, dont les "recommandations en urgence" ont été transmises le 9 juin au ministre de la Justice.
Dans une lettre de Gérald Darmanin adressée mercredi à Dominique Simonnot, dont l'AFP a eu connaissance, le Garde des Sceaux indique que "à ce jour, aucun référé-liberté, aucun recours pour conditions indignes de détention, ni aucune plainte pénale" n'a permis de "constater une atteinte avérée aux droits fondamentaux des personnes détenues" au sein de l'établissement.
38 personnes incarcérées dans ce quartier ultra-sécuriséLe ministre y répond point par point aux critiques émises jeudi par la Contrôleure des prisons, assurant du "respect des exigences légales, éthiques et sécuritaires" au sein du QLCO.






