Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Séries d’été Séries d’été Séries d’été Archives Archives Archives Le journaliste entré au « Monde » en 1977 est mort fin 2025. On le lisait avec gourmandise, notamment pour la façon dont il sculptait les mots. Ces « marmanderies », tirées de nos archives, échappent à ses deux sujets de prédilection – le jazz et la tauromachie – et dressent un tendre autoportrait. Article réservé aux abonnés Professeur de littérature à l’université, contrebassiste aguerri, dessinateur talentueux. Francis Marmande, mort le 25 décembre 2025, s’était construit des vies multiples. Dont celle de journaliste de jazz et de tauromachie au Monde, de 1977 jusqu’à sa mort, le 25 décembre 2025, à 80 ans. Une véritable plume au style brillant et populaire, fait de raccourcis vertigineux, de phrases courtes, mêlant informations, commentaires et impressions intimes, qui privilégiait le sensible, le plaisir, l’anecdote délicieuse. Des articles que ses collègues, non sans admiration, avaient surnommés des « marmanderies ». En voici une sélection. « Les chaudrons au tableau ! » Les chaudrons sont ceux qui chantent (très) faux. A l’école, l’écrivain se souvient de ce délicieux moment de liberté, quand ils étaient appelés à passer devant une classe hilare. 20 octobre 1994 C’était à la dernière demi-heure, deux ou trois fois dans l’année, pas tous les samedis il s’en faut, lorsque nous l’avions, chaudrons ou pas, vraiment mérité. C’était une récompense collective, une célébration. Le maître Loustalot lançait avec un rire opaque : « Les chaudrons au tableau ! » Nous savions que nous allions connaître un instant nietzschéen. Ou à peu près. (…) Il vous reste 94.97% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.