Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « Vins d’influence » (6/6). Gérard Perse, qui s’est installé dans le prestigieux Bordelais en 1993, après une carrière dans la grande distribution, a su redonner sa splendeur à ce château délaissé. Mieux : avec un hôtel et des restaurants, cet homme de flair a réussi à imposer sa marque dans un village qui accueille chaque année 1 million de visiteurs. Article réservé aux abonnés Depuis la petite place du Clocher, qui surplombe le village, on ne voit que de la vigne à des kilomètres à la ronde. Saint-Emilion (Gironde) vit par et pour le vin depuis des siècles, c’est pour cela que l’on vient la visiter comme on partirait en pèlerinage, et c’est de cela que vit, directement ou indirectement, l’ensemble des habitants des environs. Mais si l’on s’intéresse de plus près aux bâtiments jouxtant le clocher, on est frappé par autre chose, qui échappera à l’immense majorité du million de touristes qui se pressent dans le village chaque année : avec un hôtel de luxe (l’Hôtel de Pavie), un restaurant double étoilé (La Table de Pavie), deux brasseries et un glacier, tous les commerces ou presque, sur la place, appartiennent au même propriétaire, la famille Perse, qui possède également l’un des fleurons de la viticulture locale, le Château Pavie. « On entend parfois les habitants appeler cet endroit la “place Perse” », résume en souriant Elodie Barthélémy, responsable hospitalité de Château Pavie. Comment mieux dire l’influence locale acquise par le groupe familial ? Avec 140 employés dans les diverses structures, il est sans doute le principal employeur de cette commune d’à peine 1 600 habitants. Il vous reste 84.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.