Enfances

Les députés ont examiné, vendredi 17 juillet, une série d’articles visant à alourdir les peines des pédocriminels. La perpétuité pour certains violeurs d’enfants, voulue par le premier ministre mais vilipendée par les gauches, a été rejetée. Sur décision du gouvernement, l’Assemblée est priée de revoter. Retour sur une séance ultratendue.

Comme dans les pires vaudevilles, il y a les personnages qui disparaissent sans crier gare et ceux qui surgissent comme un diable sort de sa boîte. Vendredi 17 juillet, à l’Assemblée nationale, la séance consacrée à l’aggravation des peines pour les pédocriminels, l’un des volets du projet de loi « protection des enfants », n’a pas été à la hauteur des enjeux quasi philosophiques soumis aux député·es : à quelles conditions peut-on légitimement infliger la perpétuité ? Prononcer des peines plus longues que l’espérance de vie humaine ? Imposer des périodes de sûreté sans la moindre possibilité de libération anticipée ?