Train du futur : la France décroche face aux pays asiatiques
La France a longtemps incarné la grande vitesse ferroviaire. Mais dans la course au train du futur, le centre de gravité s’est déplacé vers l’Asie. Pendant que nous attendons encore la livraison des nouveaux TGV M, initialement espérés pour les Jeux olympiques, le Japon vient d’autoriser un projet de ligne à sustentation magnétique, avec un train qui ne touche pas les rails.
Cette technologie, appelée Maglev, repose sur des aimants très puissants placés sous les wagons et sur les voies. Traversé par un courant électrique, l’ensemble permet au train de léviter de quelques millimètres. En supprimant le frottement des roues sur les rails, le système ouvre la voie à des vitesses bien supérieures à celles du TGV classique.
Le Japon et la Chine accélèrent sur le train à très grande vitesseLa compagnie nationale japonaise annonce une vitesse de croisière de 500 km/h, contre 320 km/h pour les TGV français. L’objectif est spectaculaire : relier Tokyo à Osaka en une heure, contre deux heures et demie aujourd’hui.
La Chine, elle aussi, avance sur ce terrain. Un train de ce type circule déjà entre Shanghai et son aéroport, même si la distance reste limitée à une trentaine de kilomètres. Surtout, Pékin et Tokyo se livrent une bataille technologique à coups de records de vitesse sur des portions d’essai.








