Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Ci-gisent les bêtes L’épisode 6 sera disponible prochainement. Ci-gisent les bêtes L’épisode 6 sera disponible prochainement. Chronique Mara Goyet Ecrivaine « Ci-gisent les bêtes » (5/6). En sortant d’une balade au cimetière des chiens d’Asnières-sur-Seine, l’écrivaine Mara Goyet se demande : combien coûte une concession pour animal ? Elle a testé pour vous avec un cochon d’Inde fictif. Résultat : ça coûte cher. Publié aujourd’hui à 10h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés « Une couche de petits graviers multicolores, de coquilles Saint-Jacques et de fleurs multicolores », Raymond Queneau. Pour comprendre comment j’en suis venue à faire un devis en ligne pour inhumer Ehzgfuzhgzugh, mon cochon d’Inde imaginaire, il faut revenir un peu en arrière. A chacune de mes visites dans les allées du cimetière pour animaux d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), je n’ai pu m’empêcher de me dire que telle tombe avait dû coûter un prix exorbitant, que toutes ces fleurs inlassablement renouvelées devaient grever un budget. Tendant l’oreille aux discussions des promeneurs, j’ai pu constater qu’il en était de même pour eux. La mort de l’animal, c’est aussi et encore un marché. Un dépliant indique d’ailleurs le prix des concessions selon leur taille et leur durée. Pour 1 mètre carré et vingt ans, cela coûte 3 865 euros (plus la taxe d’inhumation de 74 euros). Avant toute inhumation, il faut prendre contact avec diverses entreprises funéraires animalières agréées qui se chargeront du transport et de la préparation du défunt ainsi que du cercueil puis de l’éventuelle édification d’un monument. Voilà comment j’en suis arrivée à faire un devis en ligne. Il vous reste 62.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.