La princesse Aiko, fille unique de l’empereur Naruhito, à Tokyo, en avril 2019. La loi sur la maison impériale du Japon, en vigueur depuis 1947, n’autorise pas les femmes à accéder au trône du Chrysanthème, et le droit à la succession ne peut être transmis que par la lignée masculine. Cette disposition exclut de facto la populaire princesse, aujourd’hui âgée de 24 ans. KAZUHIRO NOGI / AFP

Le Parlement japonais a adopté une révision de la loi sur la succession impériale, vendredi 17 juillet, mais a maintenu l’impossibilité pour une femme d’accéder au trône, alors même que les sondages d’opinion suggèrent qu’une telle solution bénéficierait d’un large soutien du public : en mai, selon un sondage du quotidien Asahi, 72 % de la population japonaise se disaient favorables à une modification des règles pour autoriser les femmes à devenir impératrices.

L’avenir de la maison impériale – qui, selon la tradition, descend de la déesse du soleil du shintoïsme, Amaterasu – repose actuellement sur le prince Hisahito, neveu de 19 ans de l’empereur Naruhito, âgé de 66 ans. Si le prince Hisahito, tout juste sorti de l’école et qui étudie actuellement la biologie et les insectes. Non marié, sans descendant masculin, il n’aura alors aucun héritier et, selon les règles actuelles, la lignée royale s’éteindra.