De nombreux Japonais auraient aimé voir une femme sur le Trône de Chrysanthème, mais la famille impériale japonaise et l'establishment du pays ne sont pas encore prêts à une telle innovation. Le Parlement japonais a adopté ce 17 juillet 2026 une révision de la loi sur la succession impériale tout en maintenant l'impossibilité pour une femme de devenir empereur. Pourtant, les sondages d'opinion étaient très favorable à une telle mesure.

Il faut dire que la famille impériale japonaise, la lignée royale la plus ancienne de l'humanité toujours en place, vit dans une peur constante d'extinction. L'avenir de la maison impériale - qui, selon la tradition, descend de la déesse du soleil du shintoïsme, Amaterasu - repose actuellement sur le seul prince Hisahito, neveu de 19 ans de l'empereur Naruhito, âgé de 66 ans. Si le prince Hisahito, tout juste sorti de l'école et qui étudie actuellement la biologie et les insectes, et qui n'est pas marié, n'a pas de fils, il n'aura alors aucun héritier selon les règles actuelles et la lignée s'éteindra.

Pour remédier à ce problème, la nouvelle loi entend rouvrir la porte de la famille impériale à certains de ses membres éloignés. Le texte, adopté à une large majorité par la Chambre haute, autorise le retour dans la famille impériale, par adoption, de parents masculins éloignés âgés de plus de 15 ans, à condition qu'ils soient célibataires. Il permet également aux femmes de conserver leur statut royal après avoir épousé un roturier, ce qui est déjà autorisé pour les hommes. L'exclusion de ces princesses se faisaient toujours dans la souffrance, teintant de tristesse chaque mariage.