En 2003, le film Les invasions barbares, de Denys Arcand, jouait un rôle de pionnier en contribuant à un débat de société majeur sur les soins de fin de vie. Douze ans plus tard, le Québec devenait la première province à dépénaliser l’aide médicale à mourir, suivi peu après par le fédéral.C’est en poursuivant la réflexion sur notre relation avec la mort que la productrice Denise Robert a eu l’idée d’un projet de film qui évoquerait l’idée d’une mort dont le moment et les circonstances seraient entièrement choisis par l’individu concerné, peu importe sa condition. « Tout est parti d’un questionnement que j’avais : à qui appartient ta vie ? soulève-t-elle en conférence de presse. Alors qu’en Europe, la mort fait souvent partie de la vie, ici, on n’a pas tendance à vouloir en parler. Ça demeure un sujet extrêmement tabou. »La productrice a fait appel à Louis Bélanger (Gaz Bar Blues, 2003, Les mauvaises herbes, 2016) pour porter sa vision à l’écran. 125, rue des Malaises nous rejoue Rémy Girard en patriarche à qui il ne reste que quelques semaines à vivre. Déterminé, par conviction profonde plus que par désespoir, à demander l’aide médicale à mourir, son personnage, Laurent Perrier, convoque sa fille, Marie-Claude (Geneviève Schmidt), dans leur chalet familial afin de lui annoncer la nouvelle.
«125, rue des Malaises» : contre toute attente, le «feel-good movie» de l’été
Denise Robert et Louis Bélanger offrent une tribune à nos plus grands comédiens.







