La vente de la division des fromages fins de la coopérative Agropur à la multinationale française Lactalis, qui inclut ses usines d’Oka et de Saint-Hyacinte et les marques associées, ne signifie pas, du moins dans les premiers temps, la fin de la production des célèbres fromages OKA, Gustav et L’Extra, a confirmé mercredi Lactalis au Devoir. La transaction est d’ailleurs vue d’un bon œil par les employés concernés comme aucune perte d’emploi ne découle du changement de propriétaire, indique le syndicat qui les représente.« Techniquement, une fois que la transaction sera faite, les employés [des usines] vont continuer d’exercer leur travail, ce sera uniquement une adaptation avec la nouvelle direction, mais on va laisser la chance au nouvel employeur de faire sa première impression », soutient en entrevue Roxane Laroche, représentante nationale de la section locale 1991-P du syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC 1991-P).Le fait que Lactalis soit une entreprise qui détient « une grande expérience dans le domaine laitier » vient également rassurer les employés, détaille Mme Laroche. « Il n’y a pas de signaux rouges présentement sur nos radars. »Là où la situation se complique, précise-t-elle, c’est dans le cas du centre de distribution situé à Longueuil. Agropur va conserver le bâtiment situé tout proche de leur siège social, mais la cinquantaine d’employés qui s’occupent des activités liées aux fromages fins vont devenir des employés de Lactalis. Pour une période qui reste à déterminer — que le syndicat TUAC 1991-P estime à environ un an —, l’entreprise française va louer une partie du bâtiment afin d’assurer la distribution de leurs produits.« Après cette période, on ne sait pas ce qui va arriver : peut-être que Lactalis va faire construire un centre de distribution ou ils vont aménager un entrepôt existant », illustre Roxane Laroche.