Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur L’intensité et la durée des canicules de juin et de juillet ont été un peu sous-estimées plusieurs jours à l’avance. En cause, les limites des modèles face aux extrêmes, mais aussi la difficulté à communiquer des incertitudes auprès du grand public. Article réservé aux abonnés Les dernières canicules ont-elles pris de court les météorologues ? Lorsque le troisième épisode de chaleur qui frappe la France a commencé début juillet, comme lors des deux précédents de mai et de juin, Météo-France a pu sembler en sous-estimer l’intensité et la durée. Ces événements rappellent les limites de la prévision plusieurs jours à l’avance, mais aussi la difficulté à communiquer auprès du grand public sur des phénomènes encore incertains. Un exercice d’équilibriste pour préparer la population sans l’alarmer plus que nécessaire. L’opérateur public n’a qualifié l’épisode actuel de « vague de chaleur » qu’après avoir été sûr que tous les critères étaient remplis. Il a annoncé, le 7 juillet, qu’elle avait officiellement débuté… trois jours plus tôt. « Pourtant, dès le 28 juin, on ne pouvait pas se tromper. Avec le blocage anticyclonique, l’absence de pluie et des températures qui n’avaient pas vraiment baissé depuis juin, tout était réuni pour un nouvel épisode intense », affirme un prévisionniste à Météo-France, qui préfère rester anonyme. Dans un premier temps, l’épisode n’est pas présenté comme sévère pour toute la France. Le 1er juillet, l’application de Météo-France prévoit par exemple une valeur maximale de 29 °C à Paris le 8 juillet. Les jours suivants, les températures annoncées grimpent progressivement – et le pic est repoussé. Le mercure atteindra finalement 34,3 °C, tout près du seuil de chaleur extrême. Il vous reste 82.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.