Idées et débatsChronique. Au pays de Nelson Mandela, l'hostilité contre les migrants est forte, alors que le chômage dépasse les 30 % et que l'Etat est en faillite.Publié le 12/07/2026 à 16:00bookmarkUn manifestant anti-immigrés lance une bouteille sur un bâtiment tandis que des objets qui, selon les manifestants, appartiennent à des ressortissants étrangers brûlent dans la rue lors d'une manifestation anti-immigrés, à Johannesburg, le 30 juin.REUTERSLe 30 juin a été l’échéance fixée aux immigrés illégaux pour quitter l’Afrique du Sud, avec de lourds sous-entendus sur le "sinon". Ce jour-là, des milliers de manifestants ont marché dans les rues de Johannesburg, du Cap et de Durban, parfois en brandissant des gourdins ou sagaies plus ou moins traditionnels pour appuyer leur demande — "Abahambe !", "qu’ils partent !" en zoulou, la langue la plus parlée dans le pays. Ce n’est pas le gouvernement qui avait fixé cette date butoir, mais il a mis à profit la peur suscitée par une galaxie d’organisations "citoyennes" pour faire partir quelque 25 000 étrangers chassés de chez eux et réfugiés sur la place publique. Il a été aidé en cela — le rêve des polices européennes, en mal d’obtenir la réadmission de migrants expulsables — par les autorités d’une dizaine de pays africains, qui ont envoyé des cars ou des avions pour rapatrier leurs ressortissants. .
Afrique du Sud : les raisons de la vague anti-immigration, par Stephen Smith
Au pays de Nelson Mandela, l'hostilité contre les migrants est forte, alors que le chômage dépasse les 30 % et que l'Etat est en faillite.









