Comment la sécheresse affecte la production de chips

Un produit star des pique-niques et des apéros de l'été... Mais affecté lui aussi par la sécheresse. Avec les fortes chaleurs et les restrictions d'eau qui accompagnent une sécheresse qui s'annonce historique en France, la production de chips a dû s'adapter pour réduire sa consommation d'eau.

L'usine des célèbres chips Brets a par exemple dû baisser sa cadence de production, et l'entreprise est même allée jusqu'à changer de variété de pommes de terre pour produire ses chips.

Elle s'est ainsi tournée vers les pommes de terre primeur, qui sont récoltées avant leur pleine maturité. Plus petites que les pommes de terre traditionnelles, elles ne nécessitent pas de blanchiment, qui est le processus de précuisson qui demande beaucoup d'eau et qui a donc posé problème au groupe Altho, propriétaire de la marque Brets, lors de la dernière sécheresse.

Une économie d'eau de plus de 20%Pour éviter de nouvelles restrictions de production décidées par la préfecture, le chipsier a donc opté pour cette pomme de terre primeur, qui lui a ainsi permis de faire une économie de 21% de sa consommation d'eau. Une économie d'eau qui ne se traduit pas au niveau financier, en revanche, car cette variété de pomme de terre coûte jusqu'à 50% plus cher, sans compter le temps nécessaire pour adapter le processus industriel.